Le marché caché des postes de direction
Une partie des postes de cadres et de dirigeants ne paraît jamais. Ni sur un jobboard, ni sur LinkedIn, ni sur le site de l’entreprise. Ils se règlent avant, par téléphone, entre gens qui se connaissent.
Vous pouvez être dans cette conversation sans que personne ne sache que vous cherchez.
Ce qui se passe avant l’annonce
Trois coups de fil, et le poste est déjà pris
Un dirigeant décide de remplacer quelqu’un, d’ouvrir un poste, ou de préparer une succession. À ce stade, personne dans l’entreprise n’est au courant — et surtout pas le titulaire actuel.
Il appelle un recruteur avant d’écrire quoi que ce soit. Discrétion oblige : publier une annonce, ce serait annoncer le changement à toute la boîte, aux clients et aux concurrents.
Le recruteur ouvre son carnet et propose deux ou trois noms. Vous y êtes, ou vous n’y êtes pas. Ceux qui n’y sont pas découvriront le poste — peut-être — six mois plus tard, quand il sera pourvu.
Ce n’est pas un secret, c’est une mécanique. La seule question qui vous concerne, c’est de savoir si votre nom figure dans le carnet au bon moment.
Ce que ça change
Présenté, pas candidat
La différence n’est pas un détail de vocabulaire. Elle change le rapport de force du premier échange jusqu’à la signature.
Vous n’êtes pas dans la pile
Sur un poste de direction publié, il y a des dizaines de dossiers et un algorithme pour les trier. En approche directe, il y a deux ou trois profils, présentés un par un.
Vous ne demandez rien
C’est l’entreprise qui cherche. Vous arrivez en position de quelqu’un qu’on est allé chercher, pas de quelqu’un qui postule. La conversation sur les conditions n’est pas la même.
Vous restez en poste
Rien ne bouge chez vous tant que rien n’est signé. Pas de CV qui circule, pas de profil qui s’allume, pas de rumeur dans les couloirs.
Vous gardez la main
Vous me dites quelles entreprises exclure, et je m’y tiens. Votre nom ne sort qu’après votre accord, entreprise par entreprise.
Ce qui ne sort pas d’ici
Votre nom, votre entreprise actuelle et vos coordonnées ne sont transmis à personne sans votre accord explicite, entreprise par entreprise. Ce que je présente en premier, c’est une description anonyme : la fonction, le niveau de responsabilité, le type de structure, la zone, la disponibilité.
Votre dossier n’est versé dans aucune base consultable. Rien n’est déposé sur un jobboard, rien n’est revendu, rien n’est partagé avec un confrère. Un seul interlocuteur, du premier appel à la fin de la période d’essai.
Et si vous changez d’avis en cours de route, vous me le dites et on s’arrête là. Vous pouvez demander la suppression de vos données à tout moment.
La marche à suivre
Deux minutes maintenant, trente minutes plus tard
Vous déposez votre profil avec le formulaire ci-dessous : votre fonction, ce que vous visez, où, et votre CV. C’est tout ce dont j’ai besoin pour commencer.
Je vous réponds sous 24 h, franchement. Si je ne peux rien faire pour vous sur votre marché aujourd’hui, je vous le dis tout de suite plutôt que de vous laisser attendre.
On échange trente minutes, au moment qui vous arrange. J’écris ensuite votre description anonyme — vous la relisez et la validez avant qu’elle ne circule.
Votre nom n’apparaît qu’après votre feu vert, entreprise par entreprise. Vous restez maître de ce qui se dit et de ce qui ne se dit pas.
Entrer dans le carnet
Le formulaire prend deux minutes. Vous indiquez ce que vous cherchez et où — une ville, un département, une région, un pays, plusieurs si besoin. Le reste se règle de vive voix.
Questions fréquentes
Ce qu’on me demande avant d’envoyer
Est-ce que ça me coûte quelque chose ?
Non, à aucun moment. La mission est financée par l’entreprise qui recrute. Vous ne payez rien, ni au départ, ni à l’arrivée.
Mon employeur actuel peut-il l’apprendre ?
Pas par moi. Votre nom, votre entreprise actuelle et vos coordonnées ne sortent jamais sans votre accord explicite, entreprise par entreprise. Vous pouvez aussi me donner d’emblée une liste d’entreprises à exclure : je m’y tiens.
Je ne suis pas certain de vouloir partir. Est-ce trop tôt ?
C’est le meilleur moment, au contraire. Les meilleures conditions vont à ceux qui ne sont pas pressés. Un échange ne vous engage à rien et vous donne une lecture de ce que vaut votre profil aujourd’hui. Beaucoup de gens repartent en restant chez eux — mieux informés.
Et si rien ne correspond aujourd’hui ?
Je vous le dis, et je garde votre dossier pour vous recontacter quand la situation change. Ce qui ne vous arrivera pas, c’est le silence.
Sur quelles fonctions et quelles régions ?
Direction générale, industrie, BTP, automobile, agroalimentaire, comptabilité et finance, informatique, transport, santé. La Bretagne et le Grand Ouest en priorité, la France entière pour les profils rares.
Faut-il un CV à jour ?
Oui, le CV est demandé dans le formulaire. Il n’a pas besoin d’être beau : il sert à cadrer l’échange, pas à vous juger. Ce qui compte davantage, c’est ce que vous ne voulez plus — et ça ne figure sur aucun CV.
Pour situer
Executive search, chasse de têtes, approche directe
Ces trois mots désignent la même chose : aller chercher quelqu’un qui n’a rien demandé, plutôt que d’attendre des candidatures. Les grands cabinets d’executive search couvrent les mandats de direction générale et les fonctions C-level avec plusieurs consultants sur un même dossier ; un chasseur de têtes indépendant travaille l’inverse — un seul interlocuteur, et ce que vous dites en confidence reste avec la personne à qui vous l’avez dit.
Si vous voulez d’abord verrouiller votre visibilité — réglages LinkedIn, notifications de profil, « Open to Work » discret — et connaître les portes de côté (management de transition, outplacement, bilan pour dirigeant, reprise d’entreprise), le mode d’emploi détaillé est ici : mener une recherche d’emploi confidentielle quand on est cadre ou dirigeant.
Ou directement : 06 88 72 73 98
sebastien.palmas@mercato-emploi.com
Sébastien Palmas — recruteur indépendant, membre du réseau Le Mercato de l’Emploi.